
Ce pot de fleurs n'a été ni moulé dans du plastique, ni tourné, ni cuit au four comme une poterie. Il a poussé. Sa matière, c'est du mycélium : le réseau de filaments qui fait vivre les champignons sous la terre, et qui, en grandissant, soude des fibres végétales en un objet solide.
Une matière vivante pendant sa croissance, inerte une fois séchée.
100 % biodégradable : en fin de vie, il retourne à la terre.
Cultivé un par un : chaque pot a sa propre texture.

Le mycélium, c'est quoi ?
Le champignon que l'on cueille n'est que la partie visible. Sous la surface, il y a le mycélium : des kilomètres de filaments très fins, les hyphes, qui explorent le sol et digèrent la matière végétale.
En poussant dans des fibres végétales, ce réseau les enveloppe et les relie entre elles, comme une colle naturelle. Une fois séché, l'ensemble devient un matériau léger et rigide.
On ne fabrique pas un pot en mycélium : on lui donne une forme, et on le laisse pousser.
Du substrat au pot : le procédé en six étapes
Voici le procédé général du mycélium moulé, tel qu'il est décrit dans la littérature technique. Les durées et les températures varient selon le champignon et le substrat utilisés.
Un substrat végétal
Tout part de fibres végétales, souvent des résidus agricoles comme le chanvre, la paille ou la sciure. C'est la nourriture du champignon.
L'ensemencement
On y mélange du mycélium vivant, le « blanc » de champignon, qui va servir de semence.
La colonisation
À l'abri de la lumière, au chaud et dans une forte humidité, les filaments envahissent le substrat en quelques jours et le blanchissent.
Le moulage
Le substrat colonisé est tassé dans un moule. Le mycélium continue de pousser et soude les fibres en un seul bloc, à la forme exacte du moule.
Le démoulage
La pièce sort du moule couverte d'un fin duvet blanc : le mycélium a formé une peau à sa surface.
Le séchage
Un passage à la chaleur sèche la pièce et arrête la croissance. Le pot devient inerte, léger et solide : il ne pousse plus.
Et en fin de vie ?
C'est tout l'intérêt du mycélium : il est 100 % biodégradable. Quand le pot a fait son temps, il retourne à la terre, sans laisser de plastique derrière lui.
Retour à la terre
Brisé et mis au compost, le pot redevient de la matière organique.
Bien l'utiliser
- Gardez-le au sec : le mycélium n'aime pas l'eau stagnante.
- Glissez la plante dans son godet de culture, ou choisissez des plantes peu gourmandes en eau, comme les succulentes.
- Un coup de pinceau sec suffit à le dépoussiérer.
Le pot en pratique
- Matière : mycélium cultivé et séché à l'atelier ;
- Dimensions : 12,5 cm de diamètre, 9 cm de haut ;
- 100 % biodégradable ;
- Fabriqué dans notre atelier de Thônes, Haute-Savoie, 18 €.
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Questions fréquentes
Qu'est-ce que le mycélium ?
C'est la partie souterraine des champignons : un réseau de filaments très fins qui se nourrit de matière végétale. En poussant dans des fibres végétales, il les relie et forme, une fois séché, un matériau léger et rigide.
Le pot en mycélium est-il biodégradable ?
Oui, il est 100 % biodégradable. En fin de vie, brisé et mis au compost, il retourne à la terre sans laisser de plastique.
Le mycélium est-il encore vivant dans le pot ?
Non. Le séchage arrête la croissance : le pot que vous recevez est inerte, il ne pousse plus et ne produit pas de champignons.
Comment entretenir un pot de fleurs en mycélium ?
Gardez-le au sec, glissez la plante dans son godet de culture ou choisissez des plantes peu gourmandes en eau, et dépoussiérez-le avec un pinceau sec.



